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Tout savoir sur : Le placement du regard à moto

Dernière mise à jour : 12 avr. 2023

C’est certainement la chose qu’on t’a le plus répété lors de ton permis : « place ton regard, tu iras là où tu regardes ! ». Bon bah du coup, dans cet article, on ne te dira pas le contraire. Je crois qu’on va même en rajouter une couche. Par contre, on va te dire pourquoi et comment... Alors reste avec nous si tu veux améliorer ta conduite. Sinon, tu peux toujours choisir de finir tout droit dans un virolo en faisant attention que personne n’ait remarqué ta sortie de route !



Les différents types de regard

Pour commencer, parlons un peu d’anatomie oculaire. L’être humain est doté d’une vision binoculaire à 180°. Mais ce n’est pas tout, il dispose aussi de deux types de regards, l’un est périphérique et l’autre stéréoscopique (du grec stéréo, solide et scope, qui signifie vision).


Le regard périphérique est comme son nom l’indique, celui qui est utilisé pour regarder sur les côtés. Ce regard est peu précis, mais il est très important puisque c’est lui qui indique au cerveau la sensation de vitesse, et ce, même la nuit. Il livre des informations globales, comprimées et déformées au cerveau, même s’il donne une situation générale de l’environnement.


Le stéréoscopique, c’est celui que tu vas placer sur l’environnement. Il est précis et utile pour percevoir les distances et les reliefs. Vision haute résolution (sauf pour certains sans leurs lunettes...) Il permet de détailler une scène, comme la route.


Bon, tu l’as compris, ces deux regards sont très importants pour conduire, surtout une moto. Car c’est vrai, à moto tu vas où tu regardes, et comme on le dit souvent lors de nos formations, regarder, c’est pouvoir anticiper.


Avec le regard, un bon conducteur tu deviendras

Pour réussir à conduire une moto en sécurité, il faut regarder, observer, se poser des questions. Va éviter un danger que tu n’as pas vu...!? Et ce n’est pas en regardant devant ta roue avant que vas pouvoir anticiper. D’ailleurs, prenons le schéma de l’anticipation :

  1. Je perçois

  2. J'analyse

  3. Je décide

  4. J'agis

C’est ainsi que ton cerveau agit lorsque tu roules. Sans perception, il sera difficile de passer à l’étape 2. On a l’habitude de dire qu’en agglomération, on prend 25 décisions à la seconde. Donc maintenant, tu es d’accord pour dire que les usagers qui roulent à plus de 50 km/h en ville, soit ils ont pris le nuage de Tchernobyl en pleine tronche et dans ce cas ils disposent d’un cerveau ultra performant, soit leur égo est plus gros qu’un réacteur nucléaire et masque leur bon sens s’ils continuent de le faire après avoir lu cet article...


Col de montagne route moto
Le plaisir de la moto réside dans les courbes.

Comment placer le regard efficacement ?

Pour placer son regard de façon optimale, il est d’abord important de faire attention à sa posture sur la machine. En règle générale, sur route droite, tout va bien, ça se complique quand il faut mettre la machine sur l’angle.


En effet, notre cerveau n’aime pas être penché sans avoir les pieds sur terre. Il va donc nous rappeler gentiment en activant cette petite voix dans notre tête qui nous dit : « c’est dangereux, reviens à la normale stp, j’ai peur, si tu continues, je te fous une phobie de la moto sur les dos... ». Du coup, on coupe le filet de gaz, on regarde l'arbre, on freine de l’avant si pense aller trop vite et on finit dans le décor.


Tu l’auras compris, il va falloir rassurer ton cerveau. Serre les cuisses sur le réservoir, tu vas pouvoir lui annoncer que tu ne tombes pas et tu pourras donc placer ton regard en sortie de courbe. Pour serrer les cuisses sur la machine, il ne faut pas avoir les pieds en canard (tu testeras quand tu seras au guidon, c’est vraiment pas facile et surtout pas agréable).


L’intérieur des cuisses est une zone très irriguée du corps humain. L’artère fémorale y passe, elle est donc très sensible et quand elles sont contre le réservoir, des neurotransmetteurs indiquent à notre cerveau que nous sommes en équilibre. C’est ce qu’on appelle faire corps avec la machine.



Il existe d’autres éléments pour avoir une bonne posture sur la machine, mais ce serait trop long de t’expliquer ça ici. La règle à suivre est la suivante, le bas du corps est fixe, ancré sur la moto alors que le haut du corps est mobile, non crispé. Quoi qu’il en soit, garde à l’esprit que des cuisses serrées contre le réservoir permettent de placer son regard là où il faut.


Maintenant que tu as compris ce principe, parlons du regard en lui même. Le stéréoscopique doit être placé le plus loin possible sur la chaussée. Tu dois découvrir la route en même temps qu’elle apparait devant toi. La règle est simple, si je ne vois pas, je reste prudent et prêt(e) à agir.


Attention cependant, le regard stéréoscopique ne doit en aucun cas être figé, il se balade sur les éléments de la chaussée. Il est possible qu’il revienne à 100 mètres de la moto si nécessaire, mais sa place est sur la chaussée, là où tu vas et le plus loin possible.


Petit récap. de fin d’article pour voir si tout est bien rentré...

  • Il existe deux types de regard, l’un périphérique, l’autre stéréoscopique.

  • Pour placer le regard, il faut serrer les cuisses contre le réservoir.

  • Le regard doit être porté loin sur la chaussée.

  • Le regard est mobile, il vadrouille sur les différents éléments de la route.

  • Si je ne vois pas, je reste prudent et prêt à agir.

Voilà pour cet article, qui ne remplace pas l’expérience et la technique. Si tu souhaites vraiment adopter une conduite sûre et responsable, inscris-toi à nos formations. Tu l’a vu, on est sympa et on cherche à ce que chaque motard reste sur ses pneus. La moto est un plaisir, une passion, et on ne peut la vivre qu’en étant serein au guidon.


 

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On te dit à très bientôt, sur le blog du Centre de Formation des Motards ou en formation. En attendant, prend soin de toi et ride safe !


V

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